Foire aux questions

Vous trouverez ici les réponses aux questions fréquemment posées concernant notre association et les concepts liés à la justice restaurative.

Association

Comment prendre contact ?

Pour contacter l’association, merci d’écrire un e-mail à ajures@bluewin.ch, en indiquant vos noms, prénoms et numéro de téléphone.

Combien ça coûte et comment payer ?

L’engagement de l’association est bénévole et la médiation gratuite pour tous. Si toutefois vos moyens vous le permettent et que vous souhaitez nous soutenir financièrement, sachez que le travail des médiateurs est rémunéré. Le coût total d’une médiation dépend beaucoup du cas particulier et notamment du nombre de rencontres nécessaires, mais il se situe en général entre CHF 1000.- et CHF 1500.-. Le CCP de l’association est le 14-453018-0, IBAN CH52 0900 0000 1445 3018 0

Justice restaurative

J'ai peur de rencontrer l'auteur/la victime. Puis-je tout de même avoir recours à la justice restaurative ?

Oui. En contactant l’AJURES, vous ne prenez que le risque d’avoir un contact avec un médiateur qui vous expliquera le processus. Si, selon vos souhaits, l’autre partie peut être approchée et qu’elle manifeste un intérêt, le médiateur évaluera si les conditions d’un contact sont réunies et discutera avec chaque partie de la forme la plus adéquate pour l’envisager. Les contacts peuvent se faire en personne quand cela est possible, mais aussi à travers différents médias comme une lettre, une vidéo, etc.

Qu'ai-je à gagner à participer à un processus de Justice restaurative ?

Avant tout, la possibilité de poser des questions et de dire ce que l’on a sur le cœur ou la conscience. Si l’autre partie accepte de participer, on peut obtenir des réponses. Les victimes ayant participé indiquent souvent être soulagées d’avoir rencontré l’auteur de l’infraction et en avoir ensuite une vision plus humaine, loin du monstre tout puissant qu’elles avaient imaginé. Elles se sentent soulagées d’avoir obtenu des réponses aux questions qui les préoccupaient et d’avoir ainsi pu reprendre contrôle de la situation. Les auteurs d’infractions réalisent l’ampleur des souffrances subies par leur(s) victime(s) et recouvrent un peu de leur dignité en offrant une forme de réparation (excuses, explications, cadeaux). Même si l’auteur ou la victime ne trouvent pas toujours ce qu’ils ou elles espéraient recevoir, la quasi-totalité des personnes ayant participé à un tel processus ne le regrettent pas et disent ensuite pouvoir enfin tourner la page ou en tous les cas aller de l’avant.

Peut-on demander cette justice avant le jugement ou après le jugement ?

On peut demander cette forme de justice en tout temps, puisqu’elle est basée sur l’accord des parties. Si les parties le souhaitent et que le processus intervient avant le jugement, son résultat peut être communiqué aux autorités pénales, qui sont ensuite libres d’en tenir compte ou non dans le jugement. Précisons toutefois que cette démarche n’est pas censée avoir d’impact sur le jugement de sorte que l’auteur, comme la victime, s’engagent dans ce processus de manière sincère.

Et si la victime/l'auteur ne veut pas de médiation ?
Les processus de justice restaurative ne peuvent intervenir que sur accord de toutes les parties. La victime comme l’auteur peuvent se retirer en tout temps, le médiateur peut également interrompre le processus quand les conditions ne sont plus réunies. En contactant l’association, vous ne serez certain que d’avoir un contact avec un médiateur qui vous expliquera le processus de la médiation et ce que vous pouvez en attendre (ou ne pas en attendre). L’autre partie peut très bien refuser et le processus s’arrêtera là.